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Artno

L’association confie les clés du monument à Artno, pour une exposition du 4 au 11 août. Qu’il suspende ses créations au gré du vent du parvis, ou bien épouse les colonnes de la nef, nous sommes certains que ses créations interrogeront les lieux et leurs visiteurs.

Artno pose le pinceau sur le tissu pour laisser parler son énergie, tel un exutoire grâce au mouvement d’un geste spontané.

Le gestuel, avec douceur ou avec force, devient alors l’expression d’un moment présent.
Pour laisser l’entière place à l’esprit, Artno traduit son imaginaire par l’abstraction.
Il ne peut y avoir d’image figurative, car son langage est signe et trace.

Pour créer une abstraction, l’artiste joue sur l’équilibre des traits, des espaces vides et de la transparence des traces.

Posés au sol, ses grands tissus lui permettent de donner toute l’amplitude nécessaire à son corps pour obtenir le gestuel.
Il peut ainsi frapper ou glisser les poils de ses pinceaux plus ou moins chargés en peinture, sur ses tissus au rythme de la musique rock présente dans ses créations.

Artno s’exprime principalement avec le noir, qui lui permet de révéler toute la force de son énergie.
Il y aime ses dualités, entre lumière et pénombre, autorité et rébellion.

Qu’elle soit sombre ou lumineuse, Artno communique son histoire à chacune de ses oeuvres.

Né en avril 1972, Artno vit et travaille en Nouvelle Aquitaine.

Diplômé de l’école Toulouse Lautrec de Bordeaux en tant que dessinateur en publicité (1992), il devient graphiste puis directeur artistique et poursuit son exploration typographique qui le mène vers la création artistique en tant qu’artiste peintre.

En 2012 débute des longues périodes d’immersions dans l’expressionnisme américain, dans le mouvement japonais Gutaï et vers la calligraphie Sosho qui se traduisent par la naissance d’œuvres où se partagent les couleurs sombres, le mouvement, la trace.

Artno expose régulièrement dans des salons et galeries d’art en France. Ses tableaux font partie de la collection privée d’un collectionneur américain (Houston, Texas) et des collections publique des artothèques de Trélissac (Dordogne) et Blaye (Gironde).

Bob Auber

L’association de l’église de Gardes a proposé, à l’occasion des Journées du Patrimoine 2023, du 16 au 17 septembre, les toiles de Bob Auber.

Hommage à Modest Moussorgski et Maurice Ravel.

De grands tableaux, encadrés de blanc et un, de noir.

De la couleur, de la couleur comme des mots-couleur.

Un tourbillon de couleurs où, peut-être, entendrez-vous, passant de toile en toile : la musique d’un charmeur de serpent, du haut des terrasses de la médina ? La polyphonie de Palestrina ? La musique d’une fête joyeuse ? Les bruits de la guerre autour de la grande porte de Kiev, devant ce tableau cerclé de noir comme une carte de deuil ? Ou, quelques pas plus loin, devant une autre toile, la chanteuse de jazz à la voix rauque et le rythme sourd d’une basse ?

« La visite est un dialogue »

En compagnie de l’artiste : Il vous écoute de toile en toile, torche en main, éclairant à votre demande un détail, passant ainsi de l’ombre à la lumière. Il écoute, silencieux. Il attend. Il écoute votre musique. Point n’est besoin de connaître le solfège. Que des notes et des mots-couleur.

Un voyage plus qu’une exposition, en écho à la peinture, à l’écoute de ce murmure de la musique intérieure de chacun, ici, la votre !

Plus qu’une exposition : de la couleur, de la couleur, toutes les couleurs d’une vie d’artiste à partager. Une autre façon de jouer, tel un pianiste : la poésie qui chante au bout des doigts. Une exposition où vous pouvez venir avec un poème, un instrument de musique et faire quelques pas de danse …….. !

Chacune des oeuvres de l’exposition est accompagnée par un texte et une musique illustrant la création du tableau. Voici les musiques :

L’enfant au violon. Bach, gavotte en rondeau – Paganini

Claire. Erik Satie, Gnosienne n° 5

Saxo. Billy Holiday, don’t explain.

Manèges. Orgues de barbarie.

La chanteuse. Patricia Kaas, Mademoiselle chante le blues.

Kiev. Miles Davis, around midnight.

Marrakech. Oum Khalsthoum, Al Atlal.

Schönberg. Schönberg, De profundis – Mobberley, Critical mass.

L’actrice au violon. Brahms, op. 76.

Marie-Galante. Musique traditionnelle de la Guadeloupe, Faut pas voyager.

Julien Clapot – Gardes

« Dans mon métier de photographe, j’ai toujours répondu à la commande de clients en mettant en scène des intérieurs, des produits , des créations dans le but de les mettre en valeur , tout en respectant leur point de vue.
Alors quand l’association Notre Dame de Gardes m’a proposé, à l’occasion de la représentation théâtrale de la compagnie de Laurence Macaire le 23 juillet 2023, de faire une exposition en toute liberté autour de l’église de Gardes, j’ai sauté sur l’occasion avec enthousiasme et j’ai réalisé une série d’images insolites autour de l’église et du cimetière. »