Architecture

L’église

Prieuré-cure de l’ancien diocèse de Périgueux. L’église se compose d’une nef romane revoûtée au XVème siècle en même temps que l’on construisait un bas-côté au Sud, d’un faux-carré plus étroit, roman également comme l’abside semi-circulaire englobée dans un chevet à trois pans. La nef comptait jadis quatre travées, voûtées d’un berceau dont les sommiers se voient encore sur le mur nord qui est percé de deux fenêtres. Au XVème siècle, on a appliqué contre ce mur des demi colonnes qui reçoivent en pénétration les doubleaux et les ogives des voûtes des trois travées que l’on aménageait; au Sud, ils sont portés par des colonnes qui remplacent le mur et forment trois arcades faisant communiquer la nef avec le bas-côté terminé par un mur droit.

Au-dessus du faux carré est montée une coupole barlongue sur trompes, qui repose sur des grands arcs, en plein cintre, à double rouleau, portés par des pilastres à ressauts. L’abside, en cul-de-four, est éclairée par trois fenêtres étroites. La façade de la nef a deux contreforts à ses extrémités, celui du Sud portant une tablette en pierre pour recevoir les corps lors des enterrements; la porte à un rouleau sur colonnes, portant de beaux chapiteaux, est entourée d’un cordon; une fenêtre la surmonte; le pignon est commun à la nef et au bas-côté. La porte du bas-côté, au cintre circulaire avec tympan nu, est encadrée de moulures prismatiques et surmontée de trois pinacles. Le mur nord est renforcé d’arcades aveugles en plein cintre, entre les contreforts. Le faux carré a, sur ses côtés un arc aveugle, à deux rouleaux, comme s’il avait dû recevoir des croisillons. Il porte un beau clocher, à trois étages retraités et séparés par des cordons, surmontés d’une flèche en pyramide quadrangulaire de pierre. Les faces sont décorées, au premier, de trois arcades aveugles sur pilastres; au deuxième, de deux arcs entourés d’un cordon, renfermant des baies géminées, aujourd’hui ouvertes, sur colonnettes avec chapiteaux et tailloirs prolongés sur le côté; au troisième, d’un seul arc de même forme. Sur le mur sud du bas côté sont appliqués de gros contreforts droits; ils sont obliques sur les deux angles. »

BIBLIOGRAPHIE . -Bull. soc. arch. -Charente, 1862, p. 251. – Abbé Nanglard, loc. cit., t. III, p. I 0 0

Nef XII siècle – remaniée au XV siècle
L’Annonciation
Un Saint Evêque (St Eutrope ?) Peinture du 19e siècle.
Des peintures, probablement réalisées au 17 e siècle, couvrent intégralement les murs et la voûte de la sacristie. Restaurée entre 2002 et 2005, ces peintures représentent la Sainte Trinité (le Père, le Fils et le Saint Esprit) et des anges sur fond bleu, parsemé d’étoiles.
Dans le faux carré, sous la corniche du tympan, deux chevaliers au combat L’un deux vient d’avoir la tête tranchée. Elle git sous son cheval.
Au sud, dans le tympan, deux animaux fantastiques se font face : un dragon ailé crachant du feu, affronte un tigre ou un lion.
Dans le chœur, décor vraisemblablement du 18 e siècle destiné à accompagner un retable, aujourd’hui disparu. La guirlande, de feuillages et de rubans, devait surmonter la composition. On peut noter au centre le « Delta Lumineux » où figure l’œil de Dieu.
( Philippe VILLENEUVE : Architecte en Chef des Monuments Historiques).
Décor du 18 ou 19 e Siècle, masquant l’ancienne baie condamnée de la sacristie
Clocher et abside : le clocher carré à trois étages surmonté d’une pyramide en pierre présente en 1919 les baies du niveau 1 et 2 aveugles.
De nos jours, le clocher carré à trois étages surmonté d’une pyramide en pierre présente les bais du niveau 2 ouvertes.
La nef comptait jadis quatre travées, voûtées d’un berceau dont les sommiers se voient encore sur le mur nord qui est percé de deux fenêtres.